Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 14:37

On parle beaucoup de Vins Naturels, terme très à la mode, car faisant penser à une démarche écologique. Il faut savoir qu'il n'existe pas de définition précise du terme vin naturel. 
Certains vous diront qu'ils sont sans soufre ajouté, d'autres les définiront comme des vins bio, d'autres encore comme des vins élaborés uniquement avec des levures indigènes.
Certes, ils existent une association des vins naturels (http://www.lesvinsnaturels.org/) qui est au départ un groupement de vignerons (souvent sérieux) qui partage une même philosophie. Le règlement intérieur est le suivant :
"L’association a été créée par une bande de vignerons, plutôt une bande de copains, élaborant tous des vins selon des principes stricts, en culture biologique, biodynamique ou presque et ayant une ferme volonté de poursuivre cette philosophie en cave, bannissant l’œnologie interventionniste, comme notre « père spirituel », Jules CHAUVET, nous l’a si bien démontré.

Sans être l’Association des Vins sans soufre en particulier, cette association est là pour mettre un cadre un peu plus clair sur ce que l’on nomme trop souvent les Vins Naturels et les Vinifications Naturelles, termes à la mode, utilisés à toutes les sauces, alors que pour nous, cela correspond à une définition assez précise d’un travail de vigne et de cave, mais surtout d’une éthique globale du vigneron.

Et là est la différence majeure avec certaines structures réglementant la culture bio, notre association validera un vigneron qui dans sa globalité suit notre philosophie, en vigne, en cave, dans sa vie privée, dans sa gestion des énergies, des déchets etc.... Nous ne voulons en effet pas de vignerons avec quelques parcelles en plaine, bien plantées, en bio, bien markétisées et des coteaux étroits et escarpés en tout chimique, avec du négoce non bio en complément. Par contre, un vigneron adhérent à notre association a le droit à la non perfection. C’est pourquoi nous ne revendiquons pas de cahier des charges, mais un cahier d’idéal, sorte de Fil d’Ariane. Et si l’adhérent dit ce qu’il fait et pourquoi, il n’y a aucune raison qu’il ne fasse pas partie des nôtres. Du moment que ces imperfections sont justifiées et que dans l’avenir, il se donnera les moyens d’évoluer avec notre aide s’il le souhaite.

Les statuts de l’association prévoient qu’un parrainage est possible. Et là, toute la subtilité de notre Association jouera son rôle, puisque contrairement à d’autres structures, il n’est pas question de cahier des charges, de formulaires énormes à remplir, de paperasses interminables, mais une discussion conviviale, familiale, autour de quelques bouteilles de l’intéressé, sous les explications du Parrain, pour que le Conseil d’Administration prenne sa décision. Cela introduit un facteur humain énorme, que notre Société a trop oublié, laissant peut être la porte ouverte à certaines erreurs, mais certainement pas aux profiteurs. Car notre nouvel Adhérent ne se sentira pas à l’aise parmi nous, s’il ne vient que pour un label (qui d’ailleurs n’existera jamais).

L’autre volet de l’association est également d’y inclure les hommes et femmes commercialisant les Vins Naturels, cavistes, restaurateurs, importateurs, sommeliers, mais aussi le particulier amateur de nos vins et souhaitant soutenir notre mouvement (appelés les « Francs Buveurs »). Il s’agit donc bien là d’un réseau de « copains ». L’association sera aussi là pour expliquer au consommateur notre philosophie, expliquer nos vins, leurs différences, via les divers salons qui nous rassemblent, mais aussi le site Internet, un édito etc..."
Il s'agit d'une validation d'une philosophie mais pas d'un cahier des charges précis.


Aucune définition officielle n'existant, je recommande de se méfier de l'utilisation de ces termes souvent vagues et mal utilisés qui renvoie parfois à une démarche marketing laissant penser à des vins bio qui ne le sont pas forcément.

Ci joint un extrait d'un article du Sud-Ouest qui permet de comprendre les confusions dans le grand public :
"La différence entre les deux ? « Dans le cas du vin bio, la qualité biologique ne s'applique qu'à la partie viticulture, c'est-à-dire jusqu'à la vendange, explique ce connaisseur qui a fait de ces vins une passion. Les vins naturels eux, sont sans soufre ajouté et n'utilisent que certaines levures. »"
et quand, dans le même article, on lit : "Les vins bio ne sont pas soumis au critère d'appellation de l'Inao..." on ne s'étonne pas de l'imcrompréhension et de la confusion du public.
L'article : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/vin/article/653024/mil/4881144.html

Par Vinbio
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 09:42

La Maison Cazes reste très dynamique autour du vin bio
Elle a récemment lancé un syrah rosé des Hospices catalans. Baptisée Les Hospices catalans, la nouvelle gamme de vins bio distribuée par Maison Cazes est composée de 3 vins de pays des côtes catalanes et d’un côte du roussillon. Le visuel des étiquettes représente la fontaine qui avait été créée en même temps que le premier ‘Hospice catalan’ édifié au XIIe siècle. La gamme des Hospices catalans se présente dans une bouteille bourgogne tradition, habillée d'une étiquette en papier ivoire avec un vernis sérigraphique sur la fontaine.

Nous avons eu l'occasion de goûter ce flacon de rosé : il nous a convaincu ! Une belle fraicheur, un fruité présent mais aussi de belles épices. L'équilibre est bon pour ce flacon idéal l'été sur des grillades.

Par Vinbio
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 18:33
Je vous propose aujourd'hui une interview de Josep Albet i Noya, producteur de vin bio espagnol.
On s'aperçoit que les soucis des vignerons espagnols sont identiques à ceux des français : le vin bio souffre d'une très mauvaise image (contrairement aux fruits et légumes non transformés) et nombre de vignerons "bio" refusent de communiquer sur ce point de peur de voir leur produit dévalorisé... Le monde à l'envers !


A la fin des années 1970, le viticulteur Josep Maria Albet i Noya, écologiste et végétarien, a décidé de produire du vin bio par conviction, et trente ans plus tard, c'est le jackpot. "D'abord, c'était philosophique, mais plus tard j'ai vu que c'était un grand marché, avec plus d'options pour nous", explique-t-il, alors qu'il est devenu un des plus gros producteurs de vin bio du pays, produisant environ un million de bouteilles par an et exportant vers 30 pays. Ses vins ont aussi attiré les louages des critiques, remportant 26 médailles d'or internationales. "Notre première obsession a toujours été la qualité", déclare-t-il sur la terrasse de sa ferme du XIIIe siècle dans son exploitation de 122 hectares sise dans la région des Penedes (nord-est).
La superficie totale de vignes biologiques a doublé entre 1999 et 2007, selon les chiffres d'Eurostat. "Biologique signifie plus de respect pour la nature, et les gens recherchent ces valeurs dans le vin", ajoute-t-il. "C'est la direction prise par l'occident, particulièrement les jeunes qui sont le futur du marché. Tout le monde est plus sensible aux problèmes d'environnement et au changement climatique". Sans compter les scandales alimentaires. "A chaque scandale sur les conservateurs (...) cela pousse les gens vers le bio, car ils sont inquiets pour leur santé", estime-t-il. Mais cela à un coût. Juan Carlos Sancha, professeur de viticulture à l'université de La Rioja (nord) estime que produire du vin bio engendre un supplément de coût d'environ 18%, répercuté au consommateur. Lui même producteur de vin bio, il estime que le marché "progresse, mais très lentement. C'est un bon signe que les supermarchés disposent maintenant de rayons bios".
Mais paradoxalement, certains viticulteurs produisent du vin bio sans en vouloir le label.  "Ils font du bio parce qu'ils savent qu'ils auront (...) une plus grande qualité (...) mais parfois ont peur que l'appellation soit perçue comme un signe de qualité inférieure", selon Albert i Noya. M. Sancha a également admis que le vin bio souffrait d'une "mauvaise image" chez les consommateurs. Un domaine français, Château Pontet-Canet, grand cru du Médoc, dans la région de Bordeaux (sud-ouest), est en train de se réorienter pour produire du bio et du biodynamique (un type de vin biologique). Bien qu'il ne puisse pas encore apposer un label bio ou biodynamique, le régisseur Jean-Michel Comme explique que ce n'est pas tant pour des raisons marketing que pour la qualité et les atouts en matière de santé. "C'est pour améliorer le vin, mais c'est aussi pour la santé de nos salariés, et la mienne aussi; c'est sûrement pour la santé des consommateurs, parce que on pense aussi qu'avec des pesticides, il y a des résidus.
C'est pour un ensemble des chose, pour le respect de l'environment", déclare-t-il. "Si grâce à la biodynamique, le vin est meilleur, les gens sauront et seront prêts à l'acheter", selon lui. Mais pour M. Albet i Noya, le bio n'est pas seulement le futur, c'est aussi le passé, et un retour aux méthodes traditionnelles qui étaient en usage en Espagne pendant des siècles. "Certains se souviennent que leur père n'utilisait rien de chimique, et se disent +si mon père pouvait le faire, alors je peux le faire+".

Source : L'essor des vins bio en Espagne, d'une philosophie à un "business" De Denholm BARNETSON – 29 juin 2009 SANT PAU D'ORDAL, Espagne (AFP)
Par Vinbio
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 18:11

Qu'est-ce que le vin bio ?

Le vin bio n'existe pas, seuls existent des vins élaborés à partir de raisins « issus de l’agriculture biologique ». L'usage des termes "vin bio" est donc un raccourci.

En quoi le vin bio est-il différent des autres vins ?

 L’agriculture biologique est soumise à un cahier des charges interdisant entre autres l'utilisation d'engrais ou de produits phytosanitaires de synthèse, ni de produits chimiques (pesticides, insecticides, fongicides, engrais, etc.). Le vigneron qui élabore un vin bio essaie de renforcer au maximum les défenses de la vigne pour limiter les traitements. Cette conduite de la vigne demande du temps : c’est pourquoi l'élaboration d'un vin bio demande 20% à 30% de main d’oeuvre supplémentaire par rapport à une agriculture dite "conventionnelle".

3 ans minimums sont nécessaires pour se faire certifier en bio. Pendant ces 3 années, le vignoble est en "conversion bio" : il se doit de respecter la réglementation sur les produits bio, est suivi par l’organisme de certification qui s’assure du respect de cette règlementation mais n’est pas certifié comme « vin bio ».

 En matière de vinification, le vigneron ayant ses vignes certifiées bio n’a pas plus de contraintes que les vignerons conventionnels : il est autorisé au mêmes doses de soufre, à l’usage de levures exogènes par exemple. Il est donc faux de penser que vin bio est égal à vin sans soufre. Cependant, un grand nombre de vignerons qui conduisent leur vignoble en bio sont très vigilants à conserver le plus de naturel possible (c'est-à-dire à utiliser le moins possible de produits chimiques) dans leur chai afin de mettre en valeur tout le travail donné dans la vigne.

Par Vinbio
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 17:45

Bonjour à tous et bienvenue sur le nouveau blog Vin bio, dédié à l'actualité et aux dégustations de vins bio.
Ici, pas de censure : toutes les expressions sont libres, à condition qu'elles respectent le langage et autrui.
Bonne découverte !

Par Sylvain Meyer
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus